Tout savoir sur le nouveau congé de naissance

En 2026, la France franchit une étape majeure dans sa politique familiale avec la création du congé supplémentaire de naissance. Cette réforme, issue de la loi de financement de la Sécurité sociale, vise à améliorer l’équilibre entre vie personnelle et activité professionnelle, tout en favorisant le développement des jeunes enfants. Elle fait également suite à une baisse inédite et historique des naissances dans notre pays. Pour les parents, mais aussi pour les structures d’accueil comme les crèches privées, ce nouveau dispositif transforme en profondeur l’organisation des premiers mois de vie de l’enfant.
Dans cet article, Crèche Adorée vous propose une analyse claire du nouveau congé de naissance 2026.

Qu’est-ce que le nouveau congé de naissance 2026 ?

Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau droit social accessible à partir du 1er juillet 2026. Il s’ajoute aux dispositifs existants comme le congé maternité, le congé paternité ou encore le congé d’adoption.

  • Congé maternité = 16 semaines (donc 10 semaines post-naissance)
  • Congé paternité = 25 jours
  • Congé naissance = 1 à 2 mois
  • Congé parental = jusqu’à 3 ans

Une réforme au service des familles

Le congé de naissance 2026 répond à plusieurs enjeux tels qu’améliorer l’égalité femmes-hommes, soutenir la natalité et favoriser le développement de l’enfant.

Le nouveau congé de naissance marque une évolution importante du modèle social français. Cela occasionne plus de temps passé avec leur nourrisson, une meilleure conciliation vie pro / vie perso, des indemnités plus élevées. Pour les enfants également, cette réforme aide au développement renforcé par une présence parentale accrue, une transition plus douce vers un environnement collectif.

 Crèche Adorée accompagne les familles dans cette nouvelle organisation.

Quelle est la durée du nouveau congés de naissance ?

Chaque parent peut bénéficier d’un congé d’une durée maximale de deux mois, soit : 1 mois minimum, 2 mois maximum, c’est-à-dire une durée maximale de quatre mois par foyer, ce qui est intéressant pour le lien parents-bébé.s ! Il sera possible de le fractionner en deux périodes d’un mois. Chaque parent pourra prendre le congé simultanément ou en alternance, et même de manière fractionnée en deux périodes d’un mois, mais obligatoirement durant les 9 premiers mois de l’enfant.

Petite précision au sujet des enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 (ou dont la DPA était prévue à partir du 1er janvier 2026) : ce congé pourra être mobilisé à la suite du congé maternité, paternité ou d’adoption ou a posteriori, dans un délai maximum de 9 mois à compter du 1er juillet 2026, soit jusqu’au 31 mars 2027.

A noter que ce nouveau congé naissance ne peut pas se cumuler en même temps avec les indemnités de la CAF de complément de mode de garde ou de congé parental. En somme, il ressemble en tout point au système des congés maternité, paternité et adoption.

Qui peut bénéficier du congé de naissance ?

Il est destiné à tous les parents actifs : salariés, indépendants, non-salariés agricoles, fonctionnaires, militaires, agents contractuels de droit public, assurés des régimes spéciaux. Toutefois, il faut noter le respect de certaines conditions telles qu’avoir pris les congés obligatoires (maternité, paternité…) avant et en informer l’employeur à l’avance. Dans certains cas, notamment dans la fonction publique, l’accès peut dépendre de critères d’aptitude, d’affectation ou de validation par le rectorat.

Dans la fonction publique, les règles peuvent varier selon :
• le statut (fonctionnaire, agents contractuels, non-titulaires)
• l’administration (état, hospitalière, territoriale)
• le secteur (enseignement supérieur, éducation nationale, etc.)
Le droit au congé concerne également les agents stagiaires de l’État.

Le nouveau congé de naissance pour les parents solo ?

Chez Crèche Adorée, nous faisons face à de plus en plus de foyers composés d’un seul parent, et bien souvent, de mamans. Nous savons donc qu’une question en particulier se pose pour elles face à l’arrivée de ce nouveau congé naissance. Peuvent-elles bénéficier des 4 mois en solo ? Mais malgré les demandes récurrentes de collectifs sur ces sujets de parentalité, la Loi reste très claire : pour les parents solos, la durée du congé de naissance ne sera pas doublée. C’est-à-dire qu’un parent qui élève seul son enfant ne pourra prendre que deux mois de congé de naissance et n’aura pas accès au cumul prévu pour les parents en couple.

Spécificité du milieu Bancaire

La convention collective des banques est aux petits soins pour les jeunes mères. En plus de son congé maternité légal (16 semaines pour la première ou la seconde naissance), il est possible de prendre un congé supplémentaire de 45 jours calendaires rémunéré à 100% ou 90 jours calendaires à demi-salaire, au choix.

Or, dans ce cas précis, nous nous sommes posés la question suivante :

Est-ce que le congé naissance s’ajoute à la convention collective ?

Et la réponse est OUI ! Mais il doit respecter un ordre bien établi, car il arrive après
• le congé maternité puis,
• le congé conventionnel banque
De ce fait, il est moins bien indemnisé que les deux précédents congés, sauf accord interne.

Et les professions libérales ? Les indépendants ?

Là encore, il est intéressant de se questionner sur leur possible droit à ce congé supplémentaire, surtout que les professions libérales pointent régulièrement du doigt une injustice liée « aux avantages parentalité » en général.

Alors, effectivement les professions libérales sont bien concernées par le nouveau congé naissance 2026 CEPENDANT, les modalités exactes (montant, conditions) ne sont pas encore totalement fixées ! Et oui ! Visiblement, il faudra attendre les décrets d’application pour avoir une réponse définitive à 100 %.
Calendrier de la publication des décrets : Le gouvernement vise une finalité d’ici la fin du 1er semestre 2026 (donc avant juillet). Nous sommes donc dans ce rétro-planning probable :

• Mars–juin 2026 : publication des décrets
• 1er juillet 2026 : entrée en application effective

Toutefois, ce n’est pas un congé « automatique » comme pour un salarié. Vous restez dépendant de votre régime (URSSAF / CPAM / caisse pro) et l’impact sur votre activité (revenus, clients) reste à gérer vous-même.

Petite aparté concernant les médecins

Ils bénéficient d’avantage supplémentaire maternité s’appelant ASM. L’aide financière maternité ou adoption est d’une valeur de 3 100 € (bruts) par mois d’arrêt, versée par la Sécurité Sociale pendant au maximum 3 mois, ramenée à 2 066 € pour une médecin signataires de la convention médicale secteur ou 2. (Les remplaçants médecins ou stagiaires en sont exclus). Avec le nouveau congé naissance, c’est un enchaînement, pas un cumul simultané – tout comme pour les banques in fine.

Indemnisation : quelles indemnités en 2026 ?

Si le congé parental classique a toujours représenté un frein pour certains parents du fait de son indemnisation assez faible (428,71 euros par mois), ce nouveau congé se distingue par une indemnisation plus attractive. Le montant des indemnités est de 70 % du salaire net pour le premier mois, puis de 60 % pour le second mois. Ces indemnités sont versées par l’assurance maladie. Lorsque le congé supplémentaire de naissance est consécutif au congé maternité ou paternité, le salaire de référence retenu sera le même que pour le congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.
Si le salarié reprend le travail entre les deux congés, le revenu de référence sera celui du mois qui précède le congé supplémentaire de naissance.

Impact sur la rémunération

Selon les situations, les parents peuvent également bénéficier : de primes liées aux conventions collectives et d’avantages spécifiques dans la fonction publique. Contrairement au privé, il n’y a pas de “convention collective”, mais il existe plusieurs dispositifs cumulables. Les agents publics peuvent toucher un « Supplément familial de traitement » (SFT).
Aides spécifiques via leur administration, par exemple, certaines administrations versent une prime interne à la naissance.

Le congé de naissance : quels impacts ?

Le congé de naissance ne remplace pas les dispositifs existants. Il s’ajoute au congé maternité et paternité, il ne remplace pas le congé parental. Le congé parental existe donc encore en 2026. Les parents peuvent toujours : arrêter de travailler, ou passer à temps partiel jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Cependant il est toujours si peu rémunéré mais souvent compensé par la CAF (PreParE).

En somme, cette réforme crée un “entre-deux” entre maternité (rémunération élevée) et parental (rémunération faible).

Quel impact pour les gestionnaires de crèches ?

Ce nouveau congé modifie directement les besoins des familles. Les parents restent un peu plus longtemps auprès de leur enfant, ce qui entraîne :
• une entrée en crèche plus tardive,
• une adaptation progressive des inscriptions,
• une évolution des demandes sur l’année scolaire.

Impact sur les employeurs et les RH

Pour les entreprises privées et les structures publiques, cette réforme implique une adaptation organisationnelle, une gestion des absences et des remplacements temporaires ainsi qu’une réorganisation des équipes.

Congé de naissance et carrière professionnelle

Ce congé n’interrompt pas nécessairement l’évolution professionnelle. Cela peut être toutefois neutre sur l’avancement mais n’empêche en rien une reprise rapide en temps complet.

Cas particuliers : arrêt de travail et situations spécifiques
Le congé de naissance peut se combiner avec un arrêt de travail médical, des situations de naissance prématurée, des dispositifs spécifiques prévus par les conventions collectives.

Garanties pour le salarié

Pendant toute la durée du congé, le contrat de travail est suspendu.
Le salarié bénéficie d’une protection stricte contre le licenciement, sauf en cas de faute grave ou d’impossibilité de maintenir le contrat pour un motif totalement étranger à la naissance (ex: motif économique global).

La loi sécurise la reprise d’activité pour garantir une transition sereine :
• Réintégration : Le salarié doit retrouver son précédent emploi ou un poste similaire avec une rémunération au moins équivalente.
• Entretien de parcours professionnel : Un entretien doit être organisé au retour, sauf si le salarié en a déjà bénéficié suite à son congé de maternité ou de paternité.
• Ancienneté : La période de congé est intégralement prise en compte pour le calcul de l’ancienneté et des droits au Compte Personnel de Formation (CPF).

Comment faire sa demande ?

Pour faire sa demande, c’est assez simple. Il suffit d’informer son employeur un mois à l’avance.

Pensez à préciser la durée, les dates et indiquez si le congé est fractionné.

Cas de l’Éducation nationale
Les personnels enseignants doivent :
• informer leur académie,
• passer par leur rectorat,
• adapter leur congé à l’année scolaire.

Quelle est la durée maximale de ce congé naissance ?

2 mois par parent

Les indemnités sont-elles payées ?

Oui, elles sont versées par l’Assurance maladie

Faut-il une ancienneté ?

Non, contrairement au congé parental.